Le paysage bancaire en Roumanie est radicalement différent de celui que nous connaîssons en France.

Dans ce pays de 22 millions d'habitants, dont la population est encore rurale à 47%, le système bancaire est largement dominé par les banques étrangères (plus de 90% des actifs bancaires en 2006).
Les acteurs les plus présents sur le marché sont les autrichiens (BCR - première banque roumaine, Erste Bank, Raiffeisen), les français (BRD - Groupe Société Générale), les hollandais (ING, ABN Amro) et les italiens (Unicredit).

Le taux de bancarisation des Personnes Physiques est extêmement faible, par rapport au standard Européen, de l'ordre de 25%. Le chèque est anecdotique, réservé aux seuls Professionnels alors que l'utilisation de la carte bancaire reste marginale. Ainsi, la majeure partie des transactions financières s'effectue t-elle en espèces.

Dans ce contexte, la traçabilité des comportements de la clientèle privée est, pour un banquier, assez difficile à obtenir.
Il est par exemple pratique courante pour un employeur d'ouvrir un compte à chacun de ses employés afin d'effectuer le versement des salaires : à la fin du mois (ou plusieurs fois par mois suivant les cas), l'entreprise remet à son employé une carte de débit qui lui permettra d'aller retirer son salaire en cash au premier distributeur bancaire. Ledit employé s'empressant par ailleurs d'échanger la quasi intégralité de son salaire payé en monnaie locale, le lei (1€ = 3,50 lei), en devise forte, Euro ou Dollar américain.....

Des bureaux de change existent à tous les coins de rue et pratiquent des taux extrêmement intéressants : ils permettent à tout un chacun de s'affranchir de la fluctuation de la monnaie locale, fluctuation qui tend par ailleurs à s'atténuer au fur et à mesure que la Roumanie se rapproche de la zone Euro.

Rappelons que Bucarest intègrera l'union Européenne des 25 au 1er janvier 2007.
Le passage à l'Euro, quant à lui, n'est pas planifié avant six ou sept ans.